Lors de son discours d'ouverture de la conférence ayant pour thème " Développer la concurrence en terme de services financiers et banquiers en Israël " organisée le 27 juin 2016 à l'initiative des cabinets d'avocats Meitar, Likwernik, Geva, Leshem, Tal et associés, ainsi que le cabinet d'expertise comptable Deloitte-Israël, Hadvah BAR - contrôleur des banques - a insisté sur l'importance de préserver la stabilité des banques, en particulier au vu de l'actualité - Brexit anglais.

Lors de son discours d'ouverture de la conférence ayant pour thème " Développer la concurrence en terme de services financiers et banquiers en Israël " organisée le 27 juin 2016 à l'initiative des cabinets d'avocats Meitar, Likwernik, Geva, Leshem, Tal et associés, ainsi que le cabinet d'expertise comptable Deloitte-Israël, Hadvah BAR - contrôleur des banques - a insisté sur l'importance de préserver la stabilité des banques, en particulier au vu de l'actualité - Brexit anglais.

Et de continuer " ces derniers jours nous ont démontré que les scénarios catastrophes ou encore extrêmes peuvent avoir lieu ". Au sujet de la compétitivité et de la concurrence " on me demande souvent s'il y a de la concurrence entre les banques ; la vérité est que ce sujet est extrêmement vaste. Pour certains secteurs, la concurrence est rude ; en matière de services pour les très grandes entreprises, les marges sont très fines. Toutefois, pour d'autres secteurs, il est possible de faire mieux, que ce soit en terme de marges ou encore de concurrence ; je pense notamment aux ménages, PME et le marché des cartes de crédits ".

Hadva BAR s'est également intéressée à l'introduction de nouvelles banques en Israël, israéliennes et étrangères " Depuis de nombreuses années il est question de permettre à des banques étrangères de pénétrer le marché israélien ; David FRANKEL, durant sa gouvernance de la BCI - Banque Centrale d'Israël - avait d'ailleurs oeuvré en ce sens. Mais ces-dernières n'ont ouvert que des banques d'investissements. Dans le passé, il existait plus de banques qu'actuellement, que ce soit la banque Carmel, ou encore la banque Agricole (Haklaout), la banque du développement industriel (PituaH' Taasyah), etc.... certaines d'entre elles, n'apportant rien en matière de compétitivité, ont quitté le marché bancaire il n'y a que très peu de temps. Les tentatives de créations de banques coopératives ou d'associations de crédits participatives ont également échoué, faute d'intérêt du public et donc de clientèle. Même la banque Postale ne peut aujourd'hui fonctionner comme une banque faute de capitaux suffisants ".

Pour ce qui est de la séparation des compagnies de cartes de crédits des banques " il n'y aura pour ces dernières aucunes obligations de devenir de nouvelles banques ; toutefois, et à la condition qu'elles puissent garantir les épargnes, nous encouragerons bien évidemment le fait qu'elles deviennent de nouvelles banques, en adaptant notamment la régulation en ce sens. Nous permettrons également qu'elles soient acquises par des fonds d'investissements ou encore introduites en Bourse. Par ailleurs, nous encouragerons également la création de nouvelles banques indépendamment de celles ouvertes par les compagnies de cartes de crédits ".

Dror STROHM s'est interessé aux différences de marges en fonction du client " il est difficile de comparer les prix ; pour autant, l'on constate que les marges bancaires pratiquées pour les ménages sont bien plus importantes que le sont celles pour les grandes entreprises, alors que le risque clients de ces-dernières est bien plus élevé que celui des ménages ".


Les domaines bancaires et financiers sont amenés à évoluer, c'est un fait ; c'est la tendance pour l'ensemble du globe. Cependant, et faute d'outils permettant aux consommateurs de comparer les coûts des services bancaires, le sort des ménages n'évoluera pas. Ils doivent avoir accès à l'information et aux différents coûts des services dont ils ont besoin. L'augmentation du nombre d'acteurs dans les systèmes bancaires et financiers doit impérativement aller de pair avec une avancée technologique permettant l'accès à l'information en temps réel - c'est la condition à l'amélioration de la compétitivité. Les institutions financières sont également actrices du marché et nous voulons voir leur contribution aux ménages ".

Et de conclure sur les compagnies de cartes de crédits " nous n'avons pas l'intention de laisser ce marché aux mains de 3 grandes compagnies, mais au contraire de l'ouvrir à la concurrence, afin de casser un maximum de monopoles en ne laissant aucun secteur pour compte. Nous aiderons également les compagnies de cartes de crédits par des allègements de réglementation, afin qu'elles puissent offrir de nouveaux services à leurs clients ".

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