Le très sérieux " Wall Street Journal " - l'un des principaux journaux économiques au monde - a salué dans son édition du 21 juillet 2016 la baisse des impôts initiée par le ministre des Finances, Moshé KAHLON, titrant son article " Israël 1 : 0 OCDE".
 

Cette baisse intervient suite à un changement de la fiscalité au sein de l'OCDE pour le secteur High-Tech, ainsi qu'un ralentissement dans ce-dernier "Israël est certainement le seul des membres de l'OCDE à avoir perçu le changement ; c'est un bon début, mais ce n'est qu'un début ".

Ainsi, et selon le " Wall Street Journal ", KAHLON prévoirait de faire passer l'impôt sur les sociétés de 25 %, à 6 % pour les grandes entreprises du secteur High-Tech et à 12 % pour les PME et ce afin de concurrencer les autres acteurs de l'OCDE bénéficiant actuellement d'une fiscalité plus avantageuse, telle que l'Irlande (12.50 %), Hong-Kong (16.50 %), ou encore Singapour (17 %).

Cette baisse pourrait également être en prévision d'une baisse de l'activité dans le secteur, mais est avant tout une réponse aux nouvelles règles fiscales pratiquées au sein de l'OCDE et dictées par les pays à la fiscalité importante, telle que la France, ou encore les États-Unis. De fait, est prévu aux termes de la nouvelle règlementation que les sociétés paient l'impôt sur le territoire de leur activité et non celui de constitution.

En d'autres termes, une société de droit français exerçant sur le territoire israélien devra payer ses impôts en Israël pour l'activité pratiquée en Israël. Ainsi, et pour éviter la fuite des sociétés, KAHLON a pris les devants avec cette allègement fiscal.

Et de conclure que cette initiative est bonne, mais n'est qu'un début ; en effet, si cette loi est bénéfique pour le secteur High-Tech et favorise les investissements, pourquoi ne le serait-elle pas pour l'ensemble des secteurs ?

Fort à parier qu'une baisse de l'impôt sur les sociétés et pour l'ensemble des secteurs, pourrait favoriser les investissements en Israël ; quand bien même les recettes fiscales provenant des impôts diminueraient, les investissements génèreraient une augmentation de l'activité, soit embauche et consommation, et également des recettes côté TVA.

L'OCDE devrait également apprendre d'Israël et envisager une harmonisation des taux de fiscalité pour l'ensemble de la zone, les différences de fiscalité étant un critère important pour les investisseurs.

Ynet