Les recettes dégagées par les 5 plus grandes banques israéliennes et résultants des commissions bancaires sont de 3.6 milliards de shekels pour le premier trimestre, soit une baisse de 4 %.

Et de relativiser, Alon GELZER - sous-directeur de Leader : " Comparativement à l'année 2015, le premier trimestre est déprimant ; toutefois les banques se portent bien ".

Le premier trimestre de l'année 2016 a été dur pour l'ensemble du système bancaire - les revenus tous confondus de ces dernières a baissé de 15 % par rapport au premier trimestre de 2015, soit 8.9 milliards de shekels (pour le premier trimestre 2016). De même le bénéfice net des 5 plus grandes banques israéliennes accuse une baisse de 33 %, pour un total de 1.7 milliards de shekels.

Le mercredi 18 mai 2016, les banques Hapoalim, Leumi, Discount et FIBI, ainsi que la Mizrahi-Tefahot ont publié leurs performances pour le premier trimestre.
Ces-dernières accusent une baisse des recettes pour les commissions bancaires de 4 % comparé à la même période pour l'année précédente ; la recette représente cependant la coquette somme de 3.6 milliards de shekels (!).
Pour cette même période, les dépenses salariales ont baissé de 4.50 % pour un total de 4.2 milliards de shekels.

Alon GELZER, sous directeur de la branche analyse des marchés financiers au sein de Leader explique qu'en dépit d'une baisse sur tous les plans, " les performances des banques ne sont pas mauvaises du tout ". Selon lui, cette baisse serait essentiellement dûe à la banque Leumi, qui l'année passée avait connu des performances exceptionnelles en liquidant bon nombre d'actions.
Pour ce qui est du bénéfice net, il en explique la baisse principalement par le changement de régime appliqué aux sociétés en matière de fiscalité, et dont les écritures fiscales sont désormais en différées.

Enfin, pour ce qui est de la baisse des recettes générées par les commissions bancaires, elle s'explique selon lui par une faiblesse du marché boursier local et donc une baisse des commissions perçues.
Et de finir sur une note positive rappelant que bien qu'en baisse d'une année à une autre et pour la même période, les performances des banques restent bonnes.

Méïr SLATER, directeur du département analyse au sein de Jerusalem Brokerage partage d'ailleurs l'analyse d'Alon GELZER " cette baisse était attendue du fait de 3 facteurs : le changement du régime fiscal des sociétés, la baisse de la TVA et la baisse de l'inflation ; les banques ont d'ailleurs enregistré de meilleurs résultats que ceux escomptés, notamment du fait de meilleures performances pour leurs placements (Discount et Mizrahi-Tefahot) et une baisse des garanties à prévoir pour couvrir les crédits (Leumi et FIBI). Ce trimestre était charnier et les banques ont su y faire face en neutralisant les facteurs négatifs. Elles continuent - malgré une légère baisse pour Leumi et Discount - de proposer des placements plus attractifs que ceux du marché. Ainsi, nous continuons à recommander le secteur bancaire en terme de placement, avec une note positive pour la FIBI ".