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Un revirement dans les relations entre Bruxelles et le Royaume-Uni ?
L’UE tente de relancer face à Boris Johnson les perspectives d’un Brexit qui comprendra un nouvel accord commercial conditionné par “des efforts de chaque côté”.

La Pound anglaise grimpe à 4.431 ILS et gagne 1.10 % face à l’USD avec un cours à 1.309 USD ; l’EUR recule face à la Pound pour atteindre les 0.905 Pounds.
Les États-Unis finalisent actuellement un pacte de relance.

Le shekel connaît une certaine perte de vitesse durant la troisième semaine d’octobre 2020, tout particulièrement face à la Pound anglaise, qui s’est passablement renforcée face aux principales devises sur fond d’optimisme de la part de l’UE en bonne voie pour trouver un accord commercial avec Boris Johnson.
Le 21/10/2020 la Pound grimpait à 4.431 ILS, l’EUR passait à nouveau la barre psychologique des 4 pour arriver au cours de 4.013 ILS, tandis que l’USD, loin sous la barre des 3.50 ILS, était à 3.384 ILS.

Sur les marchés internationaux, les cours ont connu de fortes variations également, la Pound se renforçant de 1.10 % face à l’USD avec un cours de 1.309 USD, et de 0.80 % face à l’EUR, avec un cours à 0.905 EUR.
L’EUR de son côté s’est également renforcé face à l’USD et se rapproche de la barre des 1.20, avec une augmentation de 0.30 % qui lui permet de se hisser à 1.185 USD.
L’USD baisse sur les marchés asiatiques et dévisse de 0.80 % face au Yen, avec un cours à 104.63 Yens ; il perd également 0.30 % face au Yuan côtant 6.652 Yuan.
Pour autant, la Maison blanche et les démocrates ne désespèrent pas de finaliser un pacte de relance avant les élections de novembre et ce en dépit du fait que la deadline fixée pour ce faire ait déjà été dépassée ; TRUMP a d’ailleurs fait savoir qu’il envisageait à ce sujet une enveloppe plus importante et ce malgré l’opposition des républicains.

Concernant les accords commerciaux entre Angleterre et UE au sortir du Brexit, Michel BARNIER en charge des négociations pour le compte de l’UE estime “qu’en dépit des difficultés auxquelles nous sommes confrontées, l’accord est à portée de main, pour peu que les deux Parties fassent preuve d’une volonté de travailler ensemble, parallèlement à une volonté de compromis, et si nous réussissons une avancée dans les prochains jours sur la base des documents juridiques et résolvons les points de désaccord”.
Pour rappel, la date butoir pour ces négociations et pour trouver un accord a été fixée au 1/01/2021.

Ses déclarations d’Espoir sont pour le moins surprenantes…
De fait, peu avant, Boris JOHNSON avait fait savoir que “sauf efforts exceptionnels de la part de l’UE, la solution australienne sera privilégiée, et ce sans l’ombre d’une crainte ou d’un doute”.
Cette dernière prévoit que les rapports commerciaux entre le Royaune-Uni et l’EUR se fassent désormais selon les termes de l’OMC – Organisation Mondiale du Commerce -, sans intégrer les conditions de l’UE.

Le responsable du département Forex au sein de la banque Hapoalim, rappelle qu’une “partie de la tension sur les négociations entre le Royaume-Uni et l’UE provient d’un document juridique controversé soumis par le Premier ministre britannique Boris JOHNSON concernant le libre-échange avec l’Irlande du Nord. Le Parlement espère que le document sera bientôt réécrit en faveur de l’avancement des pourparlers entre les parties”.
“Une autre problématique est également celle des groupes financiers locaux : faut-il leur laisser les coudées libres ou bien les contraindre par diverses difficultés à quitter la Couronne pour s’implanter sur le vieux Continent. Les plus problématiques sont celles qui compensent et négocient des actions et des produits dérivés – celles dont les livres contiennent des instructions comptables pour un certain nombre de devises. Pour l’instant, la position de Londres en tant que Capitale financière ne devrait pas être sapée, mais un transfert progressif des entreprises financières et des banques de Londres vers les villes européennes réduira la forte dépendance de ce secteur à l’activité économique au Royaume-Uni”.

Ce-dernier a par ailleurs conclu en rappelant que la centralisation des groupes financiers à Londres présentait également des avantages ; de fait “cette concentration historique a conduit à une concurrence accrue, des connaissances et des compétences élevées dans le domaine. En ce sens, par rapport à la décennie précédente, une plus grande intégration financière est nécessaire aux puissants de l’UE afin de proposer une véritable alternative en tant que capitale financière à l’actuelle Londres.
“Après 4 ans d’une longue saga depuis le référendum sur la sortie de l’UE, les principaux acteurs du commerce de la Pound ont estimé que début novembre serait la dernière date limite pour trouver un accord avec l’UE. Si cela n’est pas fait d’ici là, la Pound pourrait s’affaiblir d’environ 5 % par rapport à l’USD”.

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