crypto monnaies

En matière de crypto-monnaies, les banques israéliennes expliquent qu’elles ne pourront permettre le commerce de ces dernières à leurs clients, sauf régulation claire dans ce domaine.

De son côté, la BCI – Banque Centrale d’Israël – explique plancher sur le sujet sans pour autant donner un objectif de temps clair.
Les grands perdants ? Les clients desdites banques qui ont les plus grandes peines à recevoir sur leurs comptes bancaires le fruit de ventes de cryptos ou encore plus simplement à en acheter.

Tandis que les cryptos tendent à se démocratiser dans le monde, en Israël, l’absence de régulation dans ce domaine en rend le commerce quasi-impossible.
Les israéliens peuvent toutefois passer par des plateformes étrangères pour ce faire ; toutefois se pose alors un autre problème, et de taille, celui de la réception des fonds.

En effet, galvanisés par les courbes du Bitcoin, nombreux sont ceux voulant tenter leur chance ; or, une fois la vente réalisée et le gain encaissé, l’israélien aura les plus grandes peines à recevoir les fonds sur son compte bancaire.
Pour les cas les plus extrêmes, le problème se présente au moment de l’achat, lorsque la banque l’empêche tout simplement de réaliser la transaction.

Pourquoi cette absence de régulation ?
L’absence de régulation à ce jour est principalement à imputer aux craintes de permettre le financement du terrorisme ou encore le blanchiment d’argent.
De fait, bien que l’on puisse identifier le portefeuille et son porteur, l’on ne peut savoir s’il le porte pour quelqu’un souhaitant cacher son identité ; à noter que certains sites demandent aujourd’hui au titulaire du portefeuille de se prendre en photo avec sa carte de crédit et une pièce d’identité.

Selon certains acteurs majeurs du système bancaire, l’une des solutions serait d’imposer une batterie de vérifications à entreprendre aux différentes plateformes de cryptos et d’écarter celles refusant de s’y conformer ou encore celles identifiées comme problématiques.

Par ailleurs, est également proposé de ne pas permettre une opération si la banque ne connaît pas le client, ou encore si la crypto dont il souhaite en recevoir le fruit de la vente ne peut être clairement identifiée et tracée.

La principale crainte des banques est que dans la mesure où les plateformes de cryptos ne sont soumises à aucune régulation, la banque et non la plateforme sera mise en accusation en cas de scandale.

Et les témoignages ne manquent pas, à l’instar de celui publié sur Facebook dans lequel un utilisateur explique avoir tenté de transférer des fonds depuis son compte vers une plateforme de cryptos et en ayant été empêché par sa banque avec pour seule explication reçue que « ce n’est tout simplement pas possible ».

De son côté, la BCI explique analyser les mesures prises dans le reste du monde pour établir une régulation en adéquation avec celles existantes à l’International.
Elle recommande par ailleurs d’agir avec la plus grande prudence dans ce domaine et dans le traitement des fonds en relation avec les cryptos afin d’éviter toute activité occulte liée au financement d’activités terroristes ou encore au blanchiment d’argent.

En ce sens, le Contrôleur des banques planche actuellement à mettre sur pied une réglementation à laquelle banques et plateformes devront se conformer.
De leur côté, les banques expliquent attendre cette réglementation pour permettre le commerce de cryptos tout en se préparant pour pouvoir traiter la demande une fois la régulation établie.

Dans le reste du monde, de plus en plus de banques ont ouvert les vannes de la crypto et en permettent le Commerce à leurs clients, à l’instar de la JP Morgan Chase, qui va même proposer un fonds dédié aux cryptos à ses clients.

Enfin, selon Maître Amir Vang, représentant du syndicat du Bitcoin en Israël, « les banques israéliennes ne peuvent plus systématiquement refuser le Commerce de cryptos ou la réception de fonds en résultant ; c’est d’ailleurs ce que le Conseiller juridique gouvernemental a défini ».

Avant de reprendre,  » la BCI a fini d’étudier la question des risques d’ailleurs. Il ne lui reste plus qu’à ordonner aux banques de se conformer à la loi et à leur indiquer clairement qu’elles doivent établir une approche basée sur le risque de l’activité de la crypto, et de permettre le Commerce de cryptos et la réception de fonds en résultant, à moins qu’il n’y ait une raison valable et significative de ne pas le faire ».

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