FMI

Selon le FMI – Fonds Monétaire International – la contraction du PIB en Israël devrait être de 5.90 %, contre en moyenne 5.80 % dans les autres économies développées.
Les économistes ont également légèrement revu à la baisse leurs perspectives de croissance pour 2021, à savoir 4.90 % contre 5 % encore en avril 2020.

Le FMI vient de publier son dernier rapport semestriel (octobre 2020) dans lequel il semble vouloir dissiper les élans d’optimisme suscité par le précédent, celui d’avril 2020.
Certes, pour ce qui est d’Israël les prévisions sont moins mauvaises, mais elles restent tout de même plus mauvaises en matière de contraction du PIB que pour les autres économies développées.

Pour autant, et paradoxalement au milieu de ce que certains appellent la “seconde vague”, le FMI a assoupli ses prévisions en matière de récession mondiale, tablant dans son dernier rapport sur une récession de 4.40 % contre 5.20 % dans son rapport d’avril 2020, lors de l’explosion de la pandémie et l’escalade des mesures prises dans l’espoir de contrecarrer son expansion.
Il convient toutefois de ne pas se réjouir….de fait, cette crise devrait selon les prévisions du fonds, provoquer une perte cumulée de plus de 12.000 milliards de dollars pour l’Économie mondiale en 2 ans.

Pour ce qui est d’Israël, le FMI tablait initialement sur une contraction de son PIB de 6.30 % en avril 2020, contre actuellement 5.90 % dans son dernier rapport.
Pourtant, il est question de chiffres peu encourageants : lorsque en avril 2020 la contraction du PIB en Israël devait être inférieure à celle en moyenne prévue au sein des autres économies développées, elle est désormais supérieure à cette dernière avec des perspectives à 5.80 % pour les autres pays similaires ; à noter que dans un communiqué publié exceptionnellement en juin 2020, les prévisions étaient bien plus pessimistes avec une contraction prévue de 8 % pour l’ensemble des pays développés et 6.30 % pour Israël.
Par ailleurs, la récession en Israël devrait également être plus sévère que pour les économies émergentes, à l’exception de la Chine où la baisse du PIB est estimée à 5.70 %, suite à une troisième évaluation à la baisse, tandis que cette Économie devrait être en croissance.

Toutefois, ne pêchons pas par excès d’optimisme.
Selon les prévisions mises à jour dans son dernier rapport, l’OMS prévoit qu’à l’exception de la Chine, le PIB des économies avancées et des économies en développement devrait également rester en dessous des niveaux de 2019 durant 2021.
De fait, comme le montrent certaines analyses et projections du secteur privé, la reprise fin 2020 ne sera que partielle et non-uniforme : selon le Fonds, les pays dont l’Économie s’appuie davantage sur les secteurs du tourisme, de la restauration, de l’hôtellerie et des loisirs, ainsi que les pays exportateurs de pétrole connaîtront une reprise plus faible que les économies s’appuyant principalement sur l’Industrie.

Concernant le Marché du Travail, là aussi le FMI estime que la crise laissera des traces sur le moyen-terme.
Les investissements sont actuellement quasiment aux arrêts faute de visibilité sur le devenir de la crise.
Enfin, la scolarité en dents de scie aura un impact sur le matériel humain.
Pour ce qui est de la Croissance, elle devrait connaître un rebond en 2021, avant de décroître progressivement pour se stabiliser aux alentours des 3.50 % au moyen-terme.

Quant à Israël, les économistes du Fonds ont légèrement revu leurs prévisions de Croissance à la baisse pour 2021 avec un taux à 4.90 % contre 5 % en avril, alors qu’ils s’attendent à une déflation plus modérée pour 2020, avec – 0.50 % contre environ – 2 % en avril.
Les prévisions de chômage en Israël ont elles aussi été considérablement réduites passant de 12 % à 6 %… ne crions pas victoire trop vite cependant : ces chiffres ne tiennent pas compte des travailleurs malades du Corona ayant guéri et ayant perdu leur emploi ; par ailleurs, il s’agit là aussi d’une moyenne pour 2020 et non d’un chiffre arrêté à la fin 2020.
Rappelons qu’à la fin du premier trimestre 2020, le taux de chômage en Israël n’était que de 3.60 %.

Le FMI reste toutefois optimiste pour Israël sur le plan des exportations dites classiques (marchandises) mais aussi de services.
Israël continue également à attirer de nombreux investisseurs, principalement dans le secteur de la Hi-Tech.
Ainsi, le fonds prévoit aussi bien pour 2020 que pour 2021 une balance d’exportation excédentaire pour Israël, qui devrait représenter environ 3.50 % de son PIB.

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