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Plus de la moitié des crédits pour lesquels les échéances avaient été gelées au cours de la crise de Covid-19 ont repris leur cours.
Au sein de la BCI – Banque Centrale d’Israël – l’on ne souhaite pas à ce stade donner la possibilité de geler à nouveau les échéances des prêts en cours au-delà du 31/12/2020.
L’objectif est dorénavant d’arriver à un consensus sans recours juridique.

La pression monte !

Dans moins de 8 semaines prendra fin la période de gel des crédits autorisée par la BCI qui fut mise en place pour tenter de parer aux conséquences financières des suites des mesures de confinement prises pour tenter de parer à l’expansion de la pandémie de Covid-19.

Le gel des crédits fut encouragé par la BCI pour alléger l’effort financier de nombre d’emprunteurs qui se sont pour certains retrouvés sans revenus du jour au lendemain en raison des différentes mesures restrictives mises en place.

Bien qu’au début il ne s’agissait que d’une mesure ponctuelle visant à répondre à un problème momentané, semble qu’aujourd’hui la crise est bien ancrée et qu’elle va se prolonger dans le temps, si bien que le gel des crédits qui a déjà été répété à 2 reprises devra prendre fin tôt ou tard… et cette fin a été fixée au 31/12/2020 par la BCI.
Ces derniers jours, une commission a été créée au sein du département de supervision des banques afin de conseiller et accompagner les banques lors du retour à la normale.
L’objectif premier est de rompre avec la situation actuelle et de ne plus prolonger la politique de gel des crédits en cours tout en travaillant à des solutions alternatives telles que des rééchelonnements de prêts adaptés au cas par cas pour ceux étant encore dans la difficulté, et ce afin d’éviter des situations de faillites personnelles, ainsi que des démarches juridiques pouvant mener à des saisies.

Ce changement d’approche de la part de la BCI vient notamment du fait que nombre des crédits qui furent momentanément gelés ont repris leur cours.
La BCI a d’ailleurs expliqué ce virage le justifiant par la voix de son Gouverneur, Yair AVIDAN, qui a illustré ses directives par des chiffres : l’ensemble des prêts gelés représentait un volume global de 10.4 milliards de shekels, dont à ce jour 55 % ont repris leur cours normal.

À ce jour, moins de 7 % du volume global des crédits bancaires en cours est encore gelé, si bien que les banques peuvent se permettre de changer d’approche en apportant des solutions adaptées à chaque cas.

En parallèle, l’obscurité ayant frappé l’Économie commence à se dissiper : tandis qu’au début de la crise de Covid-19 il était difficile de savoir qu’elle en serait l’impact sur l’Économie et ses différents secteurs d’activité, aujourd’hui l’on semble avoir cerné les secteurs les plus en difficultés des suites de la crise économique et sanitaire.

Au sein du système bancaire, l’on espère un geste de la part de la BCI notamment un allègement en matière de provisions à mettre en collatéral des concours bancaires octroyés, ce qui permettrait de faire baisser la pression sur les banques et d’éviter un recours trop rapide à des procédures de saisie ou encore des procédures juridiques.

Au sein de la BCI, l’on réfléchit également à donner une période de grâce aux clients les plus en difficulté pour leur permettre de vendre leur bien et rembourser leurs emprunts, plutôt que de saisir le bien et de le vendre.

Toutefois, l’on ne se leurre pas et l’on a conscience que dans certains cas les faillites seront inévitables, de même que les saisies et procédures juridiques.
L’assouplissement des procédures de recouvrement doit également s’accompagner d’une aide plus ciblée de l’Etat pour les secteurs les plus durement touchés par la crise et pour lesquels n’existe toujours pas de perspectives de reprise.

Au cours d’un débat s’étant tenu le 4/11/2020 au sein de la commission Monétaire, le Gouverneur de la BCI a dû composer avec des plaintes de différents parlementaires dont notamment le dirigeant de la Commission dénonçant le fait que nombre d’entreprises n’avait pas bénéficié de PGE – Prêts Garantis par l’État -.

Le Gouverneur a fait savoir que les PGE n’étaient pas forcément adaptés à tous et que s’agissant d’un concours financier, il fallait également que les entreprises aient conscience qu’elles devraient un jour les rembourser.

Il a par ailleurs démontré qu’étant plafonnés en matière de taux, ils avaient permis de faire baisser le taux moyen des crédits en cours contractés par des entreprises de 5 % avant la crise à actuellement 4.20 %.

Enfin, la BCI a conclu avec quelques chiffres permettant d’apprécier l’état de santé du marché des prêts bancaires : les crédits immobiliers tournent à plein régime et aucune baisse n’est à déplorer dans ce secteur, contrairement à d’autres ou la baisse se fait clairement ressentir.

Depuis le début de la crise de la Covid-19 jusqu’à fin septembre 2020, le volume global des crédits immobiliers en cours a augmenté de 21.7 milliards de shekels, tandis qu’il a baissé de 7.6 milliards de shekels pour les prêts à la consommation.

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