USD

Le volume de devises étrangères détenues par la BCI – Banque Centrale d’Israël – fin février 2021 atteignait les 185 milliards d’USD.
Au cours du même mois, la BCI a fait l’acquisition supplémentaire de 4.9 milliards d’USD afin d’éviter une chute du cours de l’USD/ILS qu’elle a eu les plus grandes peines à faire remonter.

Les soldes en devises étrangères détenues par la BCI représentaient fin février 2021 45.90 % du PIB.
L’enjeu ? Éviter un décrochage du shekel qui affecterait les exportations.

Les soldes de devises étrangères détenues par la BCI au plus haut niveau !

Fin février 2021, le volume de devises étrangères détenues par la BCI atteignait le volume de 185.091 milliards d’USD, soit environ 59 milliards d’USD de plus qu’en mars 2020, lors du début de la pandémie de Covid-19 et d’une succession de mesures ayant porté un coup très dur à l’Économie mondiale.

En d’autres termes, la BCI a pratiquement multiplié ses soldes en USD par deux en l’espace d’une année.

Selon les chiffres de la BCI publiés le 7/03/2021, les volumes en USD détenus par cette dernière ont crû de 5.590 milliards au cours de ce seul mois, peu après que la banque centrale eut déjà procédé à des achats massifs au cours du mois précédent.
Au total, les soldes en devises étrangères détenues par la BCI représentaient fin février 2021 45.90 % du PIB.

La cause principale de ces augmentations ?
Les achats massifs de devises étrangères par la BCI pour tenter d’éviter un décrochage de l’ILS par rapport aux principales devises.

De fait, rappelons que durant toute l’année 2020, l’ILS n’avait eu de cesse de se renforcer face à l’EUR et l’USD avec une nette accélération début 2021 qui a poussé la BCI à s’ingérer à nouveau sur le Marché des changes en dépit de sa réticence à le faire, et pour cause : l’USD tombait à son plus bas niveau historique face à l’ILS.

Sauf implication express et forte de la BCI, c’était à terme toutes les exportations israéliennes qui étaient en danger et plus généralement toute l’économie qui était potentiellement en danger.

Plusieurs causes à la flambée de l’ILS : l’exploitation des gisements de Gaz, les exportations de Hi-Tech, mais également l’attractivité des investissements israéliens ayant également provoqué l’afflux massif de devises étrangères en Israël.

Or, les flux dans l’autre sens, à savoir les transferts de devises étrangères d’Israël vers l’étranger sont plutôt minces : de petits transferts du secteur privé d’un montant d’environ 97 millions d’USD à l’étranger et des transferts gouvernementaux à l’étranger d’un faible montant également, à savoir environ 152 millions d’USD.

Enfin, durant les 11 derniers mois, les volumes de devises étrangères détenus par la BCI n’ont eu de cesse de croître si ce n’est au cours du mois de septembre 2020, mois durant lequel ils ont baissé de 1.1 milliards d’USD.

Depuis octobre 2020, les volumes ont crû de 24 milliards d’USD en l’espace de 4 mois seulement, soit une moyenne de 6 milliards par mois….rappelons que la BCI s’était initialement fixée un objectif d’achat de 30 milliards début janvier 2021 pour l’ensemble de l’année, objectif qui fut vite revu à la hausse au regard de l’ampleur du chantier à mettre en oeuvre pour sauver l’USD et par la même l’EUR.

À ce stade, la BCI réussit à maintenir le cours de l’USD au-dessus de la barre fatidique des 3.30 ILS, tandis que l’EUR tutoie les 4 ILS ; il convient pour autant de se demander pendant combien de temps encore la BCI pourra empêcher le décrochage du shekel…

En effet, la capacité de la BCI a faire des achats massifs répétés de devises a également ses limites, celle de la capacité financière de la BCI à faire ses achats.
La seule alternative semble être la reprise de l’activité économique et des exportations sur fonds de sortie de crise de la Covid-19.

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