USD

La BCI – Banque Centrale d’Israël – a stoppé de peu l’écroulement de l’USD en achetant 400 millions d’USD le 8/12/2020, USD qui est à son plus bas taux atteint face à l’ILS au cours des 12 dernières années.

De grands noms du secteur de la Hi-Tech se sont tournés vers le Gouverneur de la BCI ainsi que des ministres, les enjoignant de trouver une solution à ce problème : “la baisse de l’USD est synonyme d’augmentation du coût de production pour nous”.L’effondrement de l’USD a été stoppé de justesse le 8/12/2020, peu après que la BCI ait fait l’acquisition supplémentaire de 400 millions d’USD, ramenant à 700 millions le nombre d’USD achetés en quelques jours pour stopper la chute de l’USD face à l’ILS.
Cet achat a permis de repasser l’USD au-dessus de la barre des 3.25 ILS, mais aussi de revaloriser l’EUR qui passe de 3.936 à 3.946 ILS.
Dans les faits, l’USD n’avait pas été aussi bas depuis juillet 2008 au cours de la crise des subprimes, et est à peine plus fort – seulement 2 centimes – que le cours le plus bas connu de tous les temps en octobre 1996, soit il y a plus de 24 ans.Dans les milieux de la Finance, il se dit que la BCI ne pourra pas encore et toujours acheter des USD pour tenter de parer à une tendance qui semble inarrêtable.
Pour rappel, la BCI a pratiquement acheter 2 milliards d’USD au cours du seul mois de novembre.
À noter que ce phénomène est amplifié en raison des exportations de gaz naturel, mais aussi de services notamment dans le secteur de la Hi-Tech, tandis qu’en raison des mesures de confinement peu d’israéliens se rendent actuellement à l’étranger ce qui fait chuter les dépenses en devises.De ce fait, de grands noms du secteur de la Hi-Tech se sont tournés début décembre vers le Gouverneur de la BCI ainsi que les ministres de l’Économie, de la Recherche et de la Technologie et celui des Finances, les enjoignant de trouver une solution à ce problème.
Selon eux, les fluctuations des cours de changes, ainsi que le renforcement constant au cours des dernières années de l’ILS face aux principales devises sont un véritable casse-tête pour les sociétés issues du secteur de la Hi-Tech, “notamment en période de pandémie telle que celle que nous connaissons actuellement avec la crise de la Covid-19 qui complique passablement les exportations”.
Avant de reprendre : ” la baisse des exportations en raison du ralentissement économique est exacerbée par le renforcement du shekel. Face à cette situation, deux options s’offrent à nous : la première consiste à augmenter nos tarifs, ce qui nous rend moins compétitifs, tandis que la seconde consiste à répercuter cette baisse sur nos coûts de production ce qui vient grignoter notre marge. Le renforcement du shekel ne touche pas que l’Industrie classique, mais tous les secteurs de l’Économie israélienne ayant pour finalité l’exportation de produits, biens ou services”.

“Cette situation est problématique et endigue l’innovation dans les secteurs les plus porteurs, à l’instar de celui de la Hi-Tech tout particulièrement quand la concurrence augmente dans ce secteur, or les baisses et les fluctuations temporaires entraînent la non-rentabilité des exportations et la fermeture des marchés cibles, de sorte que la perte de ces marchés a parfois des effets à long terme”.

“En ce sens, nous recommandons la création d’une commission composée de membres de la BCI et du ministère des Finances dont le but sera de définir une stratégie à long terme de soutien à l’Exportation des biens et produits israéliens”.

Selon eux, cette Commission devra prévoir des plans stratégiques définis pour plusieurs années, évaluer l’impact des décisions prises en matière de politique Monétaire sur l’Économie, mais aussi être capable de prendre des décisions sur le long terme et qui permettra également à ces deux institutions essentielles à l’Économie de travailler en synergie.

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