shekel digital

La BCI – Banque Centrale d’Israël – a dernièrement publié un rapport à l’attention des israéliens leur demandant d’y réagir et dans lequel elle expose les grandes lignes d’un shekel digital qui pourrait se substituer aux solutions de paiements actuellement existantes à des coûts passablement réduits.

Le 11/05/2021, la BCI a publié un rapport à l’attention des israéliens leur demandant d’y réagir et dans lequel elle expose les grandes lignes d’un shekel digital qui pourrait se substituer aux solutions de paiements actuellement existantes à des coûts passablement réduits.

Dans ce rapport, qui est d’ailleurs plutôt une proposition faite, sont décrits la mécanique de fonctionnement d’un shekel digital, mais aussi les avantages de ce dernier à l’ère du tout-digital, notamment en matière de paiements en dehors des frontières du pays.

Cette devise – le shekel digital – diffèrerait passablement des autres cryptos qui, s’appuyant sur la technologie des blockchains, technologie permettant notamment de se passer des banques, à pour conséquence que ces dernières ne sont pas soumises à la régulation des banques centrales.

Dans le cas du shekel digital, et quand bien même il s’appuierait sur la technologie des blockchain ou une technologie similaire, cette devise serait impérativement soumise à la régulation de la BCI.

Rappelons toutefois, que certaines cryptos existantes font déjà l’objet d’une certaine régulation ce qui est d’ailleurs l’une des critiques majeures à leur égard de la part de ceux en pratiquant le commerce.

C’est d’ailleurs cette absence de régulation qui empêche actuellement nombre d’israéliens d’acheter des cryptos ou encore de recevoir le fruit de la vente de ces dernières, les banques craignant de permettre le blanchiment d’argent ou encore le financement d’activités terroristes.

La question d’un shekel digital est d’ailleurs à l’étude depuis 2017 par la BCI.
Premièrement déconseillé en 2018, semble qu’au regard des avancées phénoménales faites dans le domaine des cryptos, la BCI a réétudié la question et serait dorénavant favorable à l’émission d’un shekel digital.

De fait, la BCI estime qu’il offrirait l’avantage d’être une alternative plus efficace et moins chère que les solutions existantes actuellement, mais qu’il incarnerait également une solution de secours dans le cas où les solutions digitales actuellement existantes viendraient à faire défaut dans la mesure où sa technologie en serait à priori décorrelée.

Dans son rapport, la BCI fait tout de même savoir qu’en raison du fait qu’aucun pays ne propose actuellement de crypto émis par sa banque centrale, il conviendra de procéder à divers arbitrages, notamment l’impact de cette dernière sur la stabilité financière des banques mais aussi du système financier, l’impact sur le cours de la devise et la politique monétaire à mener.

Il conviendra également d’évaluer les conséquences d’émission de diverses devises digitales par les différentes banques centrales.

Le rapport a également fait savoir les grandes lignes de quelques conditions que la devise digitale en devenir devrait respecter :

  • Un cours de change de 1 pour 1 ;
  • Une facilité d’utilisation similaire à celle des espèces ;
  • Une possibilité de se substituer aux paiements en espèces dans tous les commerces ;
  • Coût faible à nul pour l’utilisateur final ;
  • Immédiat, sûr et « imperméable » aux attaques et aux contrefaçons.

Il est bon également de préciser que cette solution de paiement s’adressera également à ceux ne possédant pas de compte bancaire, ne nécessitera pas d’accès à internet, de réseau téléphonique ou même de téléphone portable.
Vraisemblablement, il s’agira d’une carte intelligente ou assimilé.
Enfin, la BCI assure qu’elle continuera d’émettre des espèces tant que la demande pour ces dernières perdurera.

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