OCDE

Réduction des inégalités en Israël ?
Le dernier rapport de l’OCDE met en lumière qu’Israël est en tête des pays au sein desquels les inégalités de salaires entre les plus riches et les plus pauvres se creusent entre les années 2011 et 2016.
Notamment mis en cause le fait que les zones les plus riches du pays se sont encore renforcées.

Israël occupe la triste première place des pays au sein desquels les inégalités de salaires entre les plus riches et les plus pauvres se sont creusées entre les années 2011 et 2016.
C’est tout du moins ce que met en lumière le dernier rapport de l’OCDE établi à ce sujet, avec un écart se creusant en moyenne de 5.50 %/an entre les plus riches et les plus pauvres, soit environ 3 fois plus que le pays en seconde place sur la liste, le Canada.

En cause ? Le reste-à-vivre – c’est à dire, le delta entre revenus et frais fixes – ayant augmenté dans les zones les plus riches d’Israël.
À noter que le reste-à-vivre par habitant en Israël est l’un des plus bas au sein de l’OCDE ; en effet, en 2016 ce dernier est en moyenne supérieur de 55 % dans les autres pays de l’OCDE par rapport à Israël.

Pour les besoins de l’étude, ont été comparés les “reste-à-vivre” du premier décile (les 10 % les plus faibles de la population) au dernier décile (les 10 % les plus forts de la population) au sein de chaque pays membre.
Dans le cadre de l’étude, les résultats ont ensuite été classés, mettant d’un côté les pays au sein desquels le creuset s’est accentué et de l’autre ceux où il s’est estompé, puis au sein de la même catégorie ceux pour lesquels cette tendance est dû à un changement de situation pour le premier décile et ceux à imputer à un changement au sein du dernier décile.

À la première place se trouve Israël, qui doit sa place au fait que la situation du dernier décile s’y est fortement améliorée.
Juste après – mais loin derrière – arrive le Canada avec un écart se creusant en moyenne de 1.75 %/an entre les plus riches et les plus pauvres entre 2011 et 2016 et pour les mêmes raisons qu’en Israël.
Pour les mêmes raisons et avec une moyenne de 1.40 %/an, l’Angleterre arrive en 3ème position.

De l’autre côté de l’échiquier, la Hongrie est en tête des pays au sein desquels le creuset tend à s’estomper, à une cadence annuelle de 9.88 % et ce en raison du fait que la situation de son premier décile s’y est fortement améliorée.
Juste après arrive le Chili, avec les mêmes raisons mais à une cadence de 4.45 %.
À noter que sur l’ensemble des pays membres de l’OCDE étudiés, cette cadence fut de 0.20 %/an toutes raisons confondues.

Afin d’approfondir son étude, l’OCDE a également procédé à d’autres comparaisons, à savoir les différences du nombre de pièces/personne en fonction des régions au sein d’un même pays.
Dans le cadre de son étude l’OCDE s’est appuyée sur les 6 régions déjà existantes au sein du pays, à savoir les régions Nord, Centre, Sud, Haifa, Tel Aviv et Jérusalem.
Sur ce plan, Israël occupe une place plutôt bonne, à savoir la 15ème (sur une trentaine de pays étudiés).

Selon les chiffres, la moyenne israélienne est de 1.14 pièce/personne, avec un ratio grimpant à 1.25 à Tel Aviv et chutant à 0.87 à Jérusalem.
En comparaison, le pays le plus inégalitaire sur ce plan est le Canada avec une moyenne nationale de 2.40 et des variations oscillant entre 1.30 pièces/personne et 2.80 pièces/personne.
À la seconde place arrivent les États-Unis avec une moyenne à 2.39 et des extrêmes oscillant entre 1.81 et 3.06 pièces/personne.

Enfin, l’OCDE s’est également interessée dans son rapport aux différences de taux d’emploi entre hommes et femmes au sein des régions.
Sur ce plan Israël, occupe la 8ème place des pays au sein desquels existent des différences en matière d’emplois hommes/femmes.
La région la plus touchée est celle du Nord, avec une différence en faveur des hommes de 18.90 % en 2017.

À noter que ce chiffre tend toutefois à s’améliorer pour cette région ; de fait, il était de 20.60 % en 2000.
À la première place arrive le Mexique, où pour certaines région cette différence est de 47.80 % ; à noter que là aussi, il y a une légère amélioration, ce ratio étant de 51 % en 2000.

En matière de chômage hommes/femmes, Israël fait plutôt figure de bon élève avec une différence de 0.40 % entre hommes et femmes au bénéfice des hommes, les hommes étant légèrement moins au chômage que les femmes ; ces chiffres s’expliquent notamment en raison du taux de chômage extrêmement faible en Israël.
Pour ce qui est du pourcentage de la population active de 15 ans et plus en activité, Israël arrive avec un taux de 89.70 % en 9ème place après la Russie (96 %), La République Tchèque (95.30 %), la Lituanie (94.80 %), la Pologne (94.50 %) la Slovaquie (93.70 %) les États-Unis (91.10 %), la Slovénie (90.60 %) et le Canada (90.40 %).

Aux termes de son rapport, l’OCDE rappelle qu’au sein de la majorité des pays membres étudiés, les inégalités tendent à s’estomper et sont en net recul depuis la crise financière de 2008, tandis qu’elles s’accentuaient entre 2000 et 2007.

Et de conclure : “ces dernières années, nous avons assisté à une nette réduction des différences au sein des pays membres, tout d’abord dans des pays non-européens et ne s’est propagée que récemment en Europe, où la reprise économique a été retardée. Malgré ces améliorations bienvenues, les différences entre les régions sont encore importantes à certains égards”.

Write a comment