covid-19

Dès mai 2020, la BCI – Banque Centrale d’Israël – envisageait différents scénarios, notamment celui d’un second confinement et de ses répercussions sur l’Économie et les banques.
La majorité des pertes devraient venir des prêts à la consommation et non des crédits immobiliers.

Le 16/11/2020, la BCI a publié les conclusions de simulations et projections faites en mai 2020, dans le cadre d’un scénario de second confinement en raison d’une seconde vague de Covid-19.
Semble que la réalité leur a donné raison….

Au terme de cette simulation, la BCI concluait qu’en cas de second confinement, les banques devraient faire face à un certain nombre d’impayés, sans pour autant que leur stabilité ne s’en trouve engagée, ou encore que les fonds provisionnés en collatéral des prêts octroyés pour faire face au risque-impayé ne suffisent à couvrir les pertes.

Le rapport publié rappelle les faits : en mai dernier, au sortir du premier confinement, fut décidé de lancer une simulation testant la capacité du système bancaire à faire face à une catastrophe.

Pour les besoins de la simulation, rien de plus simple et rien de plus concret : fut choisi d’étudier l’impact sur les banques d’un retour de l’épidémie de Covid-19 entraînant un second confinement au cours du dernier trimestre 2020.

Semble que ce scénario, bien que pessimiste le fut moins que la réalité…. le confinement ayant finalement été décrété plus tôt, à savoir au cours du troisième trimestre 2020.

L’un des cadres de la BCI explique que la simulation devait servir plusieurs objectifs, à savoir “cerner les points faibles et les failles du système bancaire en temps de crise, ainsi que la capacité du système bancaire à continuer de soutenir l’Économie, à répondre aux besoins des ménages, notamment par l’octroi de concours financiers. Ce test a également été utile pour apprendre à prendre des décisions en temps de crise, et les étapes et démarches à entreprendre pour permettre à l’Économie de se rétablir”.

Ce test a notamment mis en lumière les difficultés auxquelles le système bancaire devrait faire face en cas de seconde crise et mise aux arrêts de l’Économie, à savoir des pertes dues à des défauts de paiements dans le cadre de prêts octroyés et non-honorés.

D’ailleurs, sur ce plan, l’on estimait que les pertes seraient importantes et pas tant du côté des prêts immobiliers, ce qui est plutôt bon signe, et permet d’écarter un scénario type “subprime”, mais plutôt du côté des prêts à la consommation et aux entreprises, si bien que les banques enregistreraient des pertes au moins durant un trimestre au cours de l’année 2020.

“Une mise aux arrêts de l’Économie n’est pas sans conséquences pour le marché du Travail et conduira selon toutes vraisemblances à une augmentation du taux de chômage, aura des conséquences néfastes pour la plupart des entreprises et donc pour les emprunteurs qui peineront à honorer leurs échéances”, explique-t-on au sein de la BCI.

Avant de reprendre sur le fait qu’un tel scénario aurait pour conséquence “une augmentation des rendements obligataires et une baisse du cours des actions, ce qui serait néfastes en matière de performance des portefeuilles des banques”.

Au pic de la crise, les simulations prévoient une baisse abrupte de la rentabilité des capitaux des banques passant d’une moyenne de + 8.30 % à – 2.75 %.
En matière de défaut de paiement, ce sont les prêts à la Consommation qui seront les plus touchés sur fond d’augmentation du taux de chômage.

Concernant les crédits immobiliers, la BCI est moins inquiète notamment en raison des mesures mises en place pour éviter des drames à l’instar du gel provisoire des échéances des crédits en cours et qui concerne actuellement 40 milliards de shekels de prêts gelés.

En dépit de ces mesures prises, la BCI s’attend tout de même à quelques défauts de paiement, tout en soulignant le fait que le risque sur ce type de portefeuille reste faible pour les banques, à plus forte raison au regard des faibles leviers sur ce Marché (pourcentage de financement d’un bien).

Ainsi, et dans le pire des cas, à savoir un second confinement, qui s’est réalisé depuis cette simulation, la BCI estimait que le risque restait mesuré pour les banques, sans que leur stabilité ne s’en trouve engagée ou encore que les provisions de ces dernières ne tombent sous un seuil critique les mettant en danger.

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