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En janvier 2026, le marché locatif israélien a poursuivi sa trajectoire ascendante : les loyers ont augmenté tandis que l’offre de logements disponibles à la location s’est contractée de manière notable. Malgré des variations régionales, cette tendance reflète un déséquilibre persistant entre la demande et l’offre dans de nombreuses villes du pays.

Tendances nationales des loyers et de l’offre

Selon les données publiées par ynet, le marché locatif israélien a enregistré en janvier 2026 une hausse de 0,4 % des loyers par rapport à décembre 2025. Cette progression, bien que modérée, s’inscrit dans un mouvement plus large : sur une base annuelle, les loyers ont augmenté de 2,7 % par rapport à janvier 2025.

Parallèlement, l’offre de logements disponibles à la location a diminué de 8 % comparativement à la même période l’année précédente. Cette contraction constitue un facteur déterminant de la hausse continue des loyers. Lorsque le nombre de biens proposés sur le marché se réduit, la concurrence entre locataires s’intensifie, ce qui exerce une pression mécanique à la hausse sur les prix.

La société de données immobilières WeCheck, à l’origine de l’analyse, souligne que cette combinaison d’une offre restreinte et d’une demande stable contribue directement à l’évolution observée des loyers au niveau national.

Des disparités marquées entre les villes

L’analyse régionale révèle des écarts significatifs, tant en matière de niveaux de loyers que de rythme d’augmentation. À Tel-Aviv, le loyer mensuel moyen s’est élevé à 6 718 shekels en janvier 2026, ce qui en fait la ville la plus onéreuse du pays pour les locataires. Cette somme représente une hausse annuelle de 3,2 %, confirmant la forte tension du marché local.

D’autres villes ont enregistré des hausses encore plus marquées. À Ramat Gan, les loyers ont progressé de 7,3 % sur un an. À Petah Tikva, la hausse atteint 5,7 %, tandis qu’à Haïfa elle s’élève à 5,4 %. À Ashkelon, l’augmentation annuelle est de 4,3 %. Ces chiffres traduisent une dynamique haussière étendue au-delà de la seule métropole de Tel-Aviv.

Ces évolutions s’expliquent par la combinaison d’une offre limitée et d’une demande soutenue, notamment dans les zones urbaines attractives sur le plan économique et professionnel.

Une baisse de l’offre particulièrement marquée pour les petits logements

La diminution de l’offre ne se répartit pas de manière homogène. En janvier 2026, le nombre de logements proposés à la location a reculé de 4 % par rapport au mois précédent, et de 8 % par rapport à janvier 2025.

La contraction est encore plus prononcée pour les logements de petite superficie. L’offre annuelle dans ce segment a diminué de plus de 9 %, ce qui accentue la pression sur les jeunes ménages, les étudiants et les personnes seules, souvent plus dépendants de ce type de biens. Les logements plus spacieux ont également vu leur offre diminuer, mais dans des proportions légèrement inférieures.

Selon WeCheck, cette raréfaction des biens disponibles, en particulier dans les segments les plus demandés, constitue un moteur essentiel de la hausse actuelle des loyers.

Des exceptions locales à la tendance générale

Malgré cette orientation globale à la hausse, certaines villes présentent des évolutions différentes, ce qui illustre la complexité du marché locatif israélien.

À Hertzeliya, les loyers des appartements de quatre pièces ont diminué de 8 % sur un an, dans un contexte d’augmentation de l’offre de 15,1 %. À Kiryat Shmona, la baisse atteint 7,9 %, accompagnée d’une forte hausse de l’offre dépassant 60 %. À Acre, les loyers ont légèrement reculé de 0,9 %, tandis que l’offre progressait de 14,3 %.

Ces cas montrent que, lorsque l’offre augmente de manière significative, elle peut contribuer à modérer, voire à inverser, la dynamique haussière des prix. Toutefois, ces situations demeurent localisées et ne remettent pas en cause la tendance nationale.

À l’inverse, dans des villes comme Nof HaGalil, les loyers ont augmenté de 9 % malgré une progression notable de l’offre, ce qui suggère l’existence de facteurs supplémentaires influençant le marché local, tels que la nature des biens proposés ou l’évolution de la demande.

Un marché dynamique mais déséquilibré

Le marché locatif israélien apparaît ainsi à la fois dynamique et déséquilibré. La diminution persistante de l’offre, conjuguée à une demande qui ne faiblit pas, entretient une pression haussière sur les loyers dans de nombreuses régions.

Les évolutions observées en ce début d’année 2026 ont des implications directes pour les ménages, en particulier dans les grandes agglomérations où le coût du logement pèse déjà lourdement sur le budget. Elles intéressent également les investisseurs et les décideurs publics, dans un contexte où l’accessibilité au logement demeure un enjeu central.

En résumé, janvier 2026 confirme la poursuite de la hausse des loyers en Israël, sur fond de contraction de l’offre. Si certaines villes font figure d’exception, la tendance dominante reste celle d’un marché sous tension, caractérisé par un déséquilibre persistant entre l’offre disponible et la demande locative.

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