Le marché du crédit immobilier israélien montre un premier signe d’amélioration. Entre juin et août, les impayés relatifs aux remboursement de prêts hypothécaires ont diminué de 345 millions de shekels, après avoir fortement augmenté depuis le début de la guerre. Cette évolution, associée à une activité toujours soutenue du marché et à la baisse des taux d’intérêt, pourrait traduire un début d’apaisement pour les ménages comme pour les banques.
Les impayés hypothécaires diminuent de 345 millions de shekels
Le marché hypothécaire israélien semble progressivement sortir d’une période particulièrement difficile. Selon les données de la Banque d’Israël citées dans le texte source, le montant des arriérés de prêts immobiliers a diminué de 345 millions de shekels entre juin et août.
Cette évolution intervient après une forte progression des retards de paiement depuis le début de la guerre. L’encours des impayés atteint encore 4,1 milliards de shekels, un niveau supérieur de 53 % à celui enregistré en septembre 2023. Il avait toutefois atteint 4,45 milliards de shekels en mai, avant de reculer d’environ 8 % en seulement trois mois.
Cette baisse constitue donc un changement important dans la tendance observée depuis plusieurs mois. Elle suggère qu’une partie des ménages confrontés à des difficultés de remboursement est progressivement parvenue à améliorer sa situation financière ou à trouver des solutions avec son établissement bancaire.
Les statistiques disponibles ne permettent toutefois pas de déterminer précisément combien de ménages sont concernés ni quelles mesures ont permis cette amélioration.
Le poids des impayés revient à 0,61 % des encours
L’évolution apparaît également dans la proportion des impayés par rapport à l’ensemble des crédits immobiliers accordés en Israël. L’Association des conseillers en prêts hypothécaires a comparé les deux données et estime que les impayés représentent désormais 0,61 % de l’encours total des prêts hypothécaires.
Quelques mois auparavant, ce ratio avait atteint 0,68 %. Il revient ainsi à un niveau comparable à celui observé en mai de l’année précédente.
Cette évolution est particulièrement suivie dans un contexte où les ménages israéliens ont dû composer avec une période de fortes incertitudes économiques et financières. La progression des taux d’intérêt avait notamment alourdi le coût du financement immobilier pour de nombreux emprunteurs.
Le recul des impayés ne signifie donc pas que les difficultés ont disparu. Leur montant, à 4,1 milliards de shekels, demeure nettement supérieur à celui enregistré avant leur forte progression. La tendance récente constitue néanmoins un indicateur encourageant
Les accords entre banques et emprunteurs pourraient jouer un rôle
Les données publiques ne fournissent pas de statistiques détaillées sur les accords conclus entre les banques et les emprunteurs confrontés à des difficultés de paiement. Il n’est donc pas possible d’établir un lien direct entre la baisse des impayés et la multiplication éventuelle de ces dispositifs.
L’évolution observée peut néanmoins laisser penser que les établissements bancaires ont trouvé, avec certains clients, des solutions permettant d’adapter les conditions de remboursement lorsque les mensualités devenaient trop difficiles à supporter.
L’Association des conseillers en prêts hypothécaires considère cette diminution persistante des arriérés comme l’un des premiers signes d’un allègement de la pression financière qui pèse sur les ménages.
Cette amélioration s’inscrit également dans un contexte plus large marqué par une évolution favorable des conditions de financement.
La baisse des taux commence à soutenir le marché
Selon l’association, la baisse des taux d’intérêt contribue progressivement à redonner de l’activité au marché hypothécaire. Le regain d’intérêt ne se limite pas aux emprunteurs souhaitant refinancer leur crédit ou réduire le coût de leurs mensualités.
Des acquéreurs potentiels recommencent également à étudier les possibilités de financement, à comparer les offres bancaires et à envisager de nouvelles transactions immobilières.
Cette dynamique pourrait contribuer à soutenir progressivement le marché, après une période durant laquelle les conditions de financement avaient pesé sur la capacité d’achat des ménages.
La progression des transferts de prêts hypothécaires d’une banque à une autre constitue également un élément important. Une concurrence plus forte entre les établissements peut permettre aux emprunteurs de négocier davantage les conditions de leur crédit et d’obtenir, dans certains cas, des conditions plus adaptées à leur situation.
Plus de 10 milliards de shekels de nouveaux prêts en août
Les autres données communiquées par la Banque d’Israël montrent que l’activité du marché hypothécaire reste relativement stable. En août, le volume des nouveaux prêts immobiliers a une nouvelle fois dépassé le seuil des 10 milliards de shekels, pour atteindre 10,3 milliards.
Les montants moyens empruntés restent eux aussi proches des tendances enregistrées au cours des mois précédents. Les investisseurs affichent le montant moyen le plus élevé, avec 1,28 million de shekels par prêt hypothécaire.
Ils sont suivis par les acquéreurs de logements sur le marché libre qui ne sont pas considérés comme des investisseurs. Leur prêt immobilier moyen atteint 1,09 million de shekels.
Les bénéficiaires du programme « Appartement à prix réduit » ont, pour leur part, contracté un crédit hypothécaire moyen de 680 000 shekels.
Aucun de ces chiffres ne fait apparaître de rupture majeure par rapport aux mois précédents. Le principal changement réside donc dans la baisse des arriérés, qui apporte une note plus positive dans un marché encore marqué par les conséquences des derniers mois.
Un signal encourageant pour le marché hypothécaire
La diminution de 345 millions de shekels des arriérés de prêts immobiliers constitue un indicateur à suivre attentivement. Après une forte progression depuis le début de la guerre, le recul observé entre juin et août apporte un premier signe d’amélioration de la situation des emprunteurs.
La baisse des taux d’intérêt, l’activité toujours soutenue du marché hypothécaire et la concurrence accrue entre les banques pourraient accompagner cette évolution.
Il reste nécessaire d’observer les prochaines statistiques afin de déterminer si cette baisse des impayés marque le début d’une tendance durable. Pour l’heure, elle constitue néanmoins un signal positif pour le marché du crédit immobilier en Israël et pour les ménages qui cherchent à retrouver davantage de visibilité financière.