Les banques israéliennes incapables de s’adapter à la nouvelle ère

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Selon Hadva BAR, actuelle Contrôleur des banques au sein de la BCI – Banque Centrale d’Israël – seules 110 sociétés issues de la Fintech ont un compte bancaire en Israël.
Cela représente 20 % de ces-dernières…. Quid des 80 % ?
La cause ? Des difficultés à ouvrir et gérer un compte bancaire dans une banque israélienne.

Seules 20 % des sociétés israéliennes issues du secteur de la Fintech ont ouvert un compte bancaire en Israël.
Ce chiffre sans appel sur les difficultés que traverse le système bancaire israélien a été lâché par Hadva BAR, actuelle Contrôleur des banques au sein de la BCI, au cours d’une réunion s’étant tenue le 16/05/2018 au sujet de la loi relative sur les services bancaires et financiers en dehors du circuit bancaire.
Il est question de 110 sociétés sur un total d’environ 600.

Il est vrai toutefois que toutes n’ont pas besoin d’un compte bancaire en Israël.
Pour autant, la plupart en ont besoin, telles que les sociétés de prêts entre membres d’un même site internet ; dans ce cas, seules 12 sociétés en Israël y possèdent un compte bancaire.

Les débats se sont tenus sur la base d’une directive qui avait été adressée courant avril 2018 aux banques en vue de leur imposer l’ouverture de comptes bancaires pour ces sociétés.
De fait, les banques compliquent passablement la donne pour ces-dernières, que ce soit par crainte du blanchiment d’argent, mais aussi en raison du fait que ces sociétés concurrencent les banques.
Les banques pourront refuser l’ouverture d’un compte uniquement en cas de motifs valables qu’elles devront d’ailleurs expliquer dans un délai de 7 jours suivant le refus.

En matière de règlementation, ces sociétés sont jusqu’à présent passées sous les radars de la législation n’ayant par exemple pas besoin de permis d’exercer et ce en dépit du fait que leurs structures dépendent intégralement du système bancaire qui est quant à lui soumis à une règlementation de fer.
Toutefois, les régulateurs s’intéressent de plus en plus à eux.
Ainsi, les sociétés proposant des prêts alternatifs au système bancaire sont soumis à une règlementation leur étant propre depuis 2017 et les plateformes de change en ligne devraient l’être dès le 1/06/2018.

Yoav LEHMANN, ancien Contrôleur des banques au sein de la BCI, met toutefois en garde contre cette directive ” qui d’une part fait des banques le prolongement du Contrôleur tout en les obligeant à ouvrir des comptes bancaires. Elles doivent ainsi prendre tous les risques !”.
L’actuelle Contrôleur des banques au sein de la BCI a expliqué que le défi majeur à ce jour était la lutte contre le blanchiment d’argent et qu’en effet à ce jour ce sont les banques qui sont aux premières lignes de la lutte contre ce fléau.
Selon elle, le ministère de la Justice insiste pour que la responsabilité dans ce domaine reste aux banques, en particulier pour lutter contre la délinquance financière qui touche également le secteur de la Fintech.

Pour Dorit SELINGER qui est à la tête de l’Autorité des Marchés Financiers, “ceux dont la profession implique des mouvements d’argents doivent avoir les mains propres et des casiers judiciaires vierges”.
De fait, au cours de l’année passée et sur un peu plus d’un millier de demandes de licences certains dossiers dont les demandeurs avaient un passé crapuleux ou avaient commis des fautes ont été refusés et seuls 12 ont pour l’instant été validés, le reste attendant de recevoir ou de se voir refuser une licence.

Et la Présidente de la réunion Rachel AZARIA de conclure “j’estime et suis d’accord sur le fait que ceux dont les métiers tournent autour de l’argent doivent être au-dessus de tous soupçons et irréprochables. Ceux ne respectant pas cette règle n’auront pas de permis d’exercer. La lutte contre le blanchiment d’argent implique un lourd tribut”.

Calcalist

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