L’Industrie israélienne paye le prix des mesures populistes instaurées par leur ministre !

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Dans une interview donnée au quotidien en ligne Ynet, Sharga BROSH, Président le l’U2I – Union des Industries Israéliennes – est revenu sur les chiffres de la Croissance de l’Économie israélienne qui ont connu une chute abrupte.
“Des mesures populistes à l’instar du congé paternel suivant une naissance nuisent à la Croissance et nous ne pouvons pas nous le permettre en Israël”.
“Il est important de développer l’Industrie en Israël mais également de contrôler et vérifier le ministre des Finances et ses mesures”.

L’annonce de baisse abrupte des chiffres de la Croissance de l’Économie israélienne publiée le 5/08/2019 par le ministère des Finances n’a pas laissé les acteurs du secteur industriel de marbre ; loin de là !
Dans une interview donnée au quotidien en ligne Ynet le 6 août dernier, Sharga BROSH, Président le l’U2I, explique que les coûts de fonctionnement accrue auxquels doivent faire face les industriels israéliens les étouffent.
Par ailleurs, il en va selon lui de la responsabilité de l’État d’encourager la création de nouvelles entreprises, mais également d’investir dans l’Éducation aux nouvelles technologies.

Que disent les chiffres ?
Dans le rapport rendu le 5/08/2019 par l’Économiste gouvernemental, apparaît qu’en dépit du fait que la Croissance continue d’augmenter, son rythme de croissance s’est toutefois vu ralentir de façon abrupte, passant de 5 % au cours du premier trimestre 2019, à 1 voire 2 % au cours du second trimestre 2019.
Et BROSH d’analyser “durant des années, la Croissance de l’Économie fut au centre des préoccupations et passait par l’ouverture d’industries, rimant avec croissance de l’Emploi, des emprunts bancaires, des achats de voitures pour les employés, etc… Ces-derniers étant actuellement en baisse, la Croissance l’est également”.

Interrogé sur la politique du ministre des Finances sortant, Moshé KAHLON, BROSH ne mâche pas ses mots et fustige ce-dernier, l’accusant de ne pas maîtriser les choses mais également d’avoir pris des mesures inconsidérées, populistes et non des mesures responsables en prévision de l’avenir.
“Le rôle du ministre des Finances n’est pas d’avoir une vision à court terme, mais au contraire une vision à horizon 5 à 10 ans. Sa politique populiste a fait grimper le déficit budgétaire en flèche”.
Au sujet des salaires BROSH nous explique que “le coût de la masse salariale en Israël a atteint la seconde place dans le monde au cours des 3-4 dernières années”. En cause ? “Des mesures populistes, tel que le congé paternel suite à une naissance, qui est complètement irresponsable dans une réalité comme la notre où le taux de natalité est largement supérieur à ce qu’il est dans le reste du monde occidental ! Par ailleurs, il est bon de rappeler que le coût de ces congés mis en place au gré des mesures irresponsables prises par KAHLON et son équipe doit bien être financé par les entreprises qui répercutent leurs coûts sur ceux de leurs produits commercialisés. Or, les importations ne souffrant pas de ces surcoûts posent un problème grandissant aux productions locales en matière de concurrence”.

Avant de reprendre sur la Production en Israël : “je rappelle tout de même que la Production dans le reste du monde occidental est 25 % supérieure à celle en Israël ; dans ce contexte, l’on ne peut en alourdir le coût avec des mesures populistes qui au demeurant font plaisir à l’Électorat. De fait, mes employés sont ma seconde famille et c’eut été avec plaisir que j’eus aimé leur accorder plus de congés payés, toutefois je me dois de faire face à une réalité froide et implacable, celle des chiffres”.
“Afin d’augmenter la Productivité, l’État doit encourager la création de nouvelles entreprises, mais également investir dans l’Éducation aux nouvelles technologies, ainsi que la Recherche et le Développement”.

Concernant les salaires, BROSH dénonce les ministres qui se gargarisent des accords trouvés en matière de salaire minimum, rappelant que c’est lui qui en a convenu le montant avec le Président du syndicat des travailleurs israéliens.
Il rappelle par ailleurs, que le salaire moyen dans le secteur de l’Industrie est de 14,000 shekels et que les dirigeants ne veulent pas payer “un salaire de misère s’apparentant à de l’esclavagisme à leurs salariés”.
Il enjoint ainsi aux régulateurs de ne pas se mêler de la question des salaires et de la laisser aux industriels.

Enfin, il rappelle qu’au cours de la dernière décennie 18,000 PME ont fermé en Israël et que 35 % de la Production est délocalisée à l’étranger en raison des coûts.
Pour lui, c’est inacceptable : “je ne peux me résoudre à renoncer à mon sionisme ! Nous devons impérativement re-dynamiser le secteur de L’Industrie en Israël en y ouvrant de nouvelles industries et en dynamisant la Production. Le monde doit savoir qu’il existe une Industrie israélienne et qu’elle est un concurrent de taille !”

Ynet

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