Nouvelle tendance : vers une multiplication d’organismes alternatifs au système bancaire.

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Dans un entretien donné par Lilach TOPILSKY-ASHER, actuelle PDG de la banque Discount, au journal en ligne Ynet, cette dernière met en garde contre les effets néfastes que pourrait avoir une base de données collectant toutes les données en matière de solvabilité des consommateurs.
Elle reconnait également que les turbulences que traverse actuellement la banque Hapoalim affectent la qualité de service des banques.

En 2018, la banque Discount a augmenté son bénéfice de 20 % comparativement à 2017, notamment grâce aux intérêts perçus dans le cadre des concours bancaires octroyés, qui ont augmenté de 14 % et représente fin 2018 un volume total de 35.8 milliards de shekels.
Cette augmentation permet à la banque de détenir 12 % des parts du marché des crédits immobiliers dans ce secteur fin 2018.
À noter que sa part est moindre en matière de prêts non-immobiliers et que ce secteur, à l’instar des autres banques, l’intéresse moins.
Du propre aveu de TOPILSKY-ASHER, ce secteur serait actuellement délaissé en raison du fait que les banques disposeraient de moins d’outils que de par le passé pour recouvrer des impayés.

Concernant la base de données collectant toutes les données en matière de solvabilité des consommateurs qui devrait être lancée courant premier semestre 2019, elle estime que cette dernière devrait grandement faciliter la tâche des banques, permettant en quelques clics d’avoir le profil financier du client.
Cependant, certains clients ayant des autorisations de découvert et lignes de crédit dans différentes banques qui ne sont actuellement pas au courant de ces-dernières, pourraient se retrouver en difficultés lorsque leurs différentes banques auront accès à ces informations ; de fait, les banques pourraient alors décider de les réduire, voire de les annuler.
Ainsi, les couches socio-économiques les plus faibles, pourraient être fortement touchées par ce partage des données !
Ceux ne pouvant plus solliciter de concours bancaires n’auront pour seule solution que de se tourner vers des organismes alternatifs au système bancaire.
Il n’est pas exclu que la situation dégénère comme aux États-Unis où des prêts de de ce type sont proposés à des taux commençant à partir de 17 % (!).

Au sein de la direction de la banque Discount, l’on ne souhaite pas aborder la question des enquêtes dont font actuellement l’objet les banques Hapoalim et Mizrahi-Tefahot.
Pour rappel, ces-dernières sont mises en cause par l’Administration Fiscale américaine dans des dossiers d’évasion fiscale ; la banque Hapoalim a d’ailleurs revue ses provisions à la hausse en vue d’une amende à venir, qu’elle estime aux alentours des 2.2 milliards de shekels.
Toutefois, la direction constate que les banques sont de nos jours plus vigilantes et sont exposées à une régulation accrue, mais également à des risques juridiques, les amenant à être mises en question dans divers dossiers, notamment d’évasions fiscale.
En ce sens, la Discount apprend des erreurs passées ou encore des erreurs des autres pour se perfectionner et être moins exposée.
La problématique principale est le rapport aux clients, qui doivent de plus en plus montrer non seulement patte blanche mais également produire divers justificatifs pour justifier des opérations bancaires sur leurs comptes bancaires.

La PDG confesse toutefois, que dans certains cas et pour de simples virements, la quantité de documents à remplir et/ou à produire est complètement disproportionnée.
Seule solution selon elle, une régulation plus claire et des directives précises pour les banques en matière de vérifications requises.

Ynet

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