Start up nation : une véritable success-story qui n’est pas à l’abri de certaines menaces

Hi-Tech

Des acteurs majeurs du secteur de la Hi-Tech en Israël mettent à nouveau en garde sur le fait que l’absence de planification pourrait pénaliser le pays en matière de compétitivité et d’expansion sur les marchés.
L’une des préoccupations principales : l’absence de main d’oeuvre qualifiée.

Binyamin NETANYAHOU ne manque pas une occasion de rappeler “qu’Israël est devenue une véritable puissance technologique”.
Force est d’admettre que les différents gouvernements dont il fut le premier Ministre n’ont eu de cesse d’encourager l’essor de ce secteur au cours de la dernière décennie faisant du pays l’une des plus grandes puissance dans ce secteur, aux côtés des États-Unis.
Pourtant, et en dépit du fait que le Gouvernement tente désormais de promouvoir de la même manière le développement de secteurs tel que celui de l’IA – Intelligence Artificielle – semble que les différents gouvernements et leurs politiques en matière de Hi-Tech n’ont eu que très peu d’impact sur ce-dernier au cours des 20 dernières années.
Bien que dès le début des années 90, le Gouvernement d’antan pris la décision de promouvoir ce secteur lui permettant de se développer, c’est toutefois le secteur académique et surtout les unités informatiques de l’Armée et des services de sécurité qui ont permis son essor.
Autre facteur ayant permis le développement de ce secteur : une immigration massive des pays de l’ex-URSS.

Ainsi, la suprématie d’Israël dans ce secteur est reconnue de tous et sans conteste.
Toutefois, ce secteur n’est pas à l’abri de certaines menaces… et des acteurs majeurs du secteur de la Hi-Tech en Israël n’ont de cesse de mettre en garde sur le fait que l’absence de planification pourrait pénaliser le pays en matière de compétitivité et d’expansion sur les marchés.
Ils rappellent que certains pays ayant pris la mesure du défi ont investi massivement en matière de Recherche et Développement devenant en ce sens de nouveaux concurrents.
Par ailleurs, ils attirent également l’attention sur le fait que la vigueur du shekel rendait ce secteur économiquement moins attractif.

Une autre des préoccupation est la pénurie de main d’oeuvre qualifiée qui menace ; de fait, il n’y a pas un dirigeant de start-up israélienne qui ne fasse pas les frais des ponts d’or que proposent les entreprises internationales les privant d’une partie de la main d’oeuvre.
Selon eux, et dans le cas où le Gouvernement ne prendrait pas vite la mesure des choses, le secteur connaitra une crise majeure d’ici quelques années.

La solution consiste pour eux à former la génération future, que ce soit durant la scolarité ou encore le service militaire.
Le Gouvernement doit également rompre avec ses mesures à horizon 4-5 ans et mettre en place des plans de développement sur 10 voire 20 ans, tout en développant un élan national axé autour du développement de ce secteur, similaire à celui mis en place lors des débuts du pays pour répondre aux différentes immigrations massives et au besoin d’infrastructures et de logements pour les accueillir.
De tels projets attireraient les investisseurs étrangers ce qui permettrait aux entreprises israéliennes de passer un cap sur le plan international et ainsi de rompre avec la stratégie actuelle, à savoir la valorisation d’une start-up et sa revente – stratégie de l’Exit qui est actuellement la norme dans ce secteur.

Actuellement, et bien que seule 9 % de la population active travaille dans le secteur de la Hi-Tech, ce-dernier occupe une place importante dans les exportations israéliennes et donc dans l’Économie du pays.
Il convient donc de veiller à la continuité de ce secteur et pas seulement en accordant plus de visas aux travailleurs étrangers, mais également en se préoccupant de l’Éducation des générations futures avec des enseignants mieux formés et un système scolaire repensé en ce sens ; à ce jour, un tiers des établissements scolaires du pays ne sont en mesure de donner un enseignement informatique optimal.

À ce stade, seule une petite partie des partis politiques à pris la mesure de ce défi.
Pourtant, ce défi est l’arbre qui cache la forêt ; de fait, il interroge sur les inégalités en matière d’éducation au sein de la société israélienne à corréler avec les inégalités territoriales – les grandes villes face à la Périphérie -, mais aussi les inégalités au sein de la population et les solutions à y apporter, etc…
Il serait donc temps que toute la classe politique se préoccupe de ce défi national, et des autres…

Globes

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