shekel

Le shekel de plus en plus fort ; les réserves de la banque centrale atteignent leur record absolu.
La BCI – Banque Centrale d’Israël – a fait l’achat de pas moins de 27 milliards d’USD au cours du premier semestre 2021, tandis que son objectif initialement prévu pour l’ensemble de l’année était de 30 milliards.

Elle avait d’ailleurs revu sa position expliquant qu’elle agirait selon les impératifs s’imposant à elle dans ce domaine.
En l’espace de 12 mois, de juillet 2020 à juillet 2021, le volume des devises étrangères détenues en ses livres à crû de 53 milliards d’USD.

L’inexorable flambée du shekel représente un casse-tête de taille pour la BCI – Banque Centrale d’Israël.
C’est dans ce contexte que la BCI vient de franchir la barre des 200 milliards d’USD détenus en ses livres, niveau jamais atteint de mémoire d’israélien.
D’ailleurs, ces réserves n’excédaient pas les quelques dizaines de milliards il y a peu encore…peu avant que le shekel ne s’impose comme étant une devise forte.

Entre la fin mai et la fin juin 2021, ces réserves ont augmenté de 1.825 milliards d’USD, les ramenant à 200.175 milliards d’USD à la fin du mois de juin, ce qui représente pas moins de 48.80 % du PNB israélien, loin du niveau fixé comme réserve de sécurité permettant au pays de tourner en cas de jours difficiles.

Au cours du mois de juin 2021, la BCI a fait l’acquisition d’un total de 3.166 milliards d’USD notamment pour freiner la chute de ce dernier sur fonds des exportations de Gaz résultant de l’exploitation des gisements trouvés ; en effet, ces dernières étant réglées en USD ont fait gonfler l’afflux d’USD dans le pays.

Ces achats ont permis à l’USD de se maintenir à un taux oscillant entre 3.25 et 3.28 ILS, tandis que l’EUR est repassé sous la barre des 3.90, faisant même un petit crochet sous la barre des 3.85 avant de se reprendre.

Une partie des USD achetés a été réinjectée dans l’Économie, mais également exportée dans le cadre de transactions et autres.

Autre chiffre intéressant mis en lumière, celui de l’augmentation du volume d’USD détenus par la BCI entre juin 2020 et juin 2021, soit 53 milliards d’USD.
Au cours du premier semestre 2021, la BCI a procédé à l’achat de pas moins de 27 milliards d’USD, tandis que son objectif initialement prévu pour l’ensemble de l’année était de 30 milliards.

Comprenant d’ailleurs que cet objectif était intenable, la BCI était très vite revenue sur sa position expliquant qu’elle agirait selon les impératifs s’imposant à elle dans ce domaine ; comprendre, qu’elle continuerait, s’il le faut, d’acheter massivement des USD.

Mais que faire ?
Abaisser le taux directeur pourrait bien évidemment être l’un des leviers permettant de dévaluer l’ILS… mais également de faire baisser les rémunérations des épargnes, ainsi que les taux d’emprunt ce qui exacerberait un marché immobilier déjà en pleine crise et ferait encore grimper des prix de l’immobilier d’ores et déjà en pleine flambée.

Une solution pourrait toutefois être l’Inflation.

De fait, la reprise de l’Inflation au sortir de la pandémie de Covid-19 préoccupe nombre d’économies et de banques centrales.
En ce sens, et pour peu que la FED ou encore la BCE décide d’augmenter leurs taux directeur pour palier l’Inflation, l’EUR et l’USD se renforcerait mécaniquement face à l’ILS, ce qui permettrait à la BCI de rompre avec ce cycle d’achats d’USD.

Au regard des annonces faites par cette dernière au sortir de chaque réunion de la commission Monétaire dans le cadre desquelles elle explique ne pas vouloir toucher au taux directeur avant 2022, il se pourrait que la BCI ait pris ce pari.

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